Hong-Kong reste dans le flou… des nuages de gaz lacrymogène

La République Populaire de Chine (RPC) à, depuis sa création, été en conflit pour des enjeux territoriaux. C’est d’ailleurs encore le cas avec Taïwan et Hong-Kong dont la situation reste ambiguë. L’ancienne colonie Britannique est secouée depuis quelques mois déjà par un mouvement social, lancé à l’origine contre un texte de loi proposant une simplification de l’extradition de justiciables vers la Chine voisine. 

Des policiers hongkongais interviennent au milieu d’une manifestation le 31 août 2019. (ANTHONY WALLACE / AFP)

La Chine continentale n’a pas toujours été reconnue, à l’inverse, elle à longtemps été mise à l’écart par la communauté internationale. Ce n’est qu’en 1971 que la RPC sera admise à l’Organisation des Nations Unies (ONU). Au détriment de Taïwan qui y siégeait au nom de « La Chine » et qui va se voir retirer ses droits au même moment.  

Le cas Hongkongais

Le cas du petit territoire enclavé Hong Kong à pris beaucoup de place dans l’espace médiatique ces derniers temps, et pour cause. Depuis le 31 Mars 2019, des manifestations ont eu lieu contre l’amendement d’extradition en cours d’examen par le parlement local. Cette protestation massive soulève un point, l’inquiétude des habitants de Hong Kong quand aux intentions de la RPC pour leur territoire à l’issue « Déclaration commune sino-britannique sur la question de Hong Kong » signé avec le Royaume-Uni. Cette déclaration d’intention engage la Chine à maintenir un système indépendant à Hong-Kong jusqu’en 2034. A tel point que, comme le rapporte  l’humoriste « Le rire jaune » à la fin d’un blog vidéo sur la ville, de nombreux Hong Kongais naissent à l’étranger pour avoir la double nationalité et avoir la possibilité de quitter l’enclave si la RPC en prenait le contrôle total un jour.

De cette crainte découle un mouvement de protestation contre « l’ingérence chinoise » qui se caractérise par le projet de loi d’extradition vers la Chine. Loi qui facilite l’extradition d’inculpés vers la Chine voisine, et dont l’annonce d’annulation à été faite par la cheffe de l’exécutif de Hong Kong Carrie Lam le 4 Septembre. Annonce qui n’a pas calmé les ardeurs des opposants, les manifestations se déroulant toujours dans les rues de Hong-Kong, malgré ce que l’exécutif fait pour dissuader les possibles manifestants.

La réponse Chinoise

La RPC met la pression sur les autorités de Hong-Kong. C’est en ce sens que l’ambassadeur de Chine au Royaume-Uni à menacé de ne pas rester « les bras croisés » si le mouvement devait dégénérer. Le représentant Chinois à Londres dénonce avec vigueur le mouvement « pro-démocratie » comme il est appelé par l’ensemble des médias occidentaux, par le biais de son compte Twitter.

« Les Britanniques méritent toute la vérité sur ceux qui détruisent la prospérité et la stabilité de Hong-Kong. Les militants radicaux et les auteurs de violences doivent être traduits en justice. »

Liu Xiaoming, ambassadeur de Chine au Royaume-Uni.

(21 Octobre 2019 sur Twitter)

La réponse du pays Asiatique le plus puissant ne s’est pas faite que dans les mots. Dans les actes, l’état major Chinois à fait venir de nombreux militaires non loin de la frontière Hongkongaise, à Shenzhen. Ces troupes de la police militaire (selon CGTN) ont étés aperçues dans la ville Chinoise la plus proche de Hong-Kong le 12 Août 2019. Comme en témoigne cette vidéo issue des réseaux sociaux Chinois.

Première vidéo des forces Chinoises à Shenzhen (RPC)

Le ton s’est durcis à Hong Kong

Cette pression Chinoise sur les autorités de Hong-Kong s’est faite sentir dans les rues du territoire enclavé. En effet, la police à durcis le ton depuis peu. Les moyens engagés pour lutter contre les manifestations se sont accrues, qu’ils soient matériels ou législatifs. Avec l’utilisation de canons à eau (Français d’après Nantes Révoltée) et des interdictions de manifester en pagaille depuis l’annonce de l’annulation du projet de loi.

Un mot clé, permettant de recenser les violences policières, à même été crée sur Twitter (#PoliceBrutalityHK). On peut y trouver de nombreux exemples d’interpellations musclées, comme celle ci-contre partagée par un compte militant @FreedomHKG.

Arrestation musclée de la police de Hong-Kong, le 13 Octobre 2019

 

La situation de Hong-Kong est incertaine. Et elle devrait le rester tant que n les intentions des autorités Chinoises sur ce dossier ne seront pas connues.