Le Xinjiang en état de siège

Les controverses concernant la Chine ne manquent pas. La dernière en date, concerne la répression de musulmans installés en Chine. Les Ouïghours, population musulmane turcophone installée dans la province du Xinjiang est sans cesse surveillée et contrôlée, comme le dénonce le dernier rapport d’Amnesty International sur le sujet.

Les déclarations du milieu d’Arsenal Mesut Özil sur le traitement de la population Ouïghour ont remis le sujet sur le devant de la scène. La télévision publique chinoise (CCTV), diffuseur de la rencontre entre son club et celui de Manchester l’a déprogrammée en représaille à cette prise de parole bien tranchée.

L’athlète Allemand n’a pas été le seul à dénoncer cette situation qui perdure. L’ONG luttant pour les droits humains Amnesty International rappelle à intervalles réguliers les problématiques qui se posent dans le Nord Ouest de la Chine. La description de la province faite dans le reportage d’Arte (3:50) ne laisse aucun doute, en expliquant que « les autorités chinoises ont transformé cette région grande comme trois fois la France, en un gigantesque état policier ».

La surveillance accrue de la population dans la province reculée n’est pas l’unique raison de s’inquiéter pour l’association. Des milliers de citoyens ont étés internés dans des camps tenus par l’état Chinois. Le récit des conditions de détention fait par d’anciens détenus ne manquent pas

Une enquête du Consortium International des journalistes d’Investigation (ICIJ) dévoile les détails de cette organisation, en révélant que « la durée minimum de détention est d’un an ».

Un discours officiel de la « reéducation »

Cette même enquête dévoile un mécanisme de « conditionnement des pensées » écrit noir sur blanc dans un document de l’état Chinois consulté par Bethany Allen-Ebrahimian. La « centaine de camps » évoquée dans le reportage d’Arte serait donc dédiés à la « rééducation » des populations officiellement contre l’extrémisme religieux. Le spécialiste Asie de la branche Belge d’Amnesty International évoquait déjà en 2018 ce rôle des camps. Il affirmait que « les camps de détention massive sont des lieux où l’on pratique le lavage de cerveau, la torture et les punitions. Le simple fait d’envoyer un message à votre famille à l’étranger peut vous valoir un placement en détention ». Le rapport de l’ONG relaie les dires d’un témoin anonyme qui assure qu’une détenue « était forcée d’apprendre 100 à 200 caractères Chinois par jour ». Si le compte n’était pas bon une fois la nuit tombée, les surveillants s’adonnaient à des sévices avec entrain.

De son côté, la communauté réagit sans décider de sanctions, les intérêts économiques prévalant. Le ministère des affaires étrangères français à demandé aux « autorités chinoises à mettre un terme aux détentions arbitraires de masse dans des camps ».

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